Les troubles/difficultés d’apprentissage

Depuis la loi de 2005 sur le handicap, notamment le handicap cognitif, les « dys » explosent. Ce n’est pas qu’il n’y en avait pas avant, c’est qu’ils sont plus facilement diagnostiqués. Et pourtant…

De très, très nombreuses erreurs de diagnostics sont posées et étiquettent à vie, rassurant certes à court terme (« C’est pas ma/sa faute ») mais créent d’autres problèmes à moyen et à long terme. En effet, une chute dans une épreuve d’un test ne signifie pas que la capacité principalement visée est déficitaire ; d’autres paramètres peuvent entrer en ligne de compte. Il en résulte dans ces cas des prises en charge inutiles, fastidieuses, qui épuisent l’enfant sans pour autant avoir de répercussions positives et concrètes dans la vie du problème.

Attention, je ne dis pas que les « dys » n’existent pas mais qu’il y a de nombreuses erreurs de diagnostics.

Qu’est-ce qui importe au final ? Que l’enfant porte une étiquette à vie ou qu’il surmonte ses difficultés ?

 

Je plaide pour une approche plus clinique et individualisée de toute personne et de ses difficultés.

Je prends en compte dans mes bilans cognitifs non seulement l’aspect quantitatif mais également pour une grande part l’aspect qualitatif en observant comment l’enfant s’y est pris, ses erreurs, ses stratégies, ses capacités d’adaptation, ses blocages. Je croise également différentes épreuves qui sont censées mesurer la même chose et qui parfois ne sont pas réussies avec la même efficience.  Je croise les données de l’anamnèse avec les données du bilan pour en voir les cohérences ou au contraire les incohérences.

Je suis les recommandations issues de la Conférence de consensus sur la pratique de l’examen psychologique et l’utilisation des mesures en psychologie de l’enfant.

Les conclusions et les recommandations ainsi fournies pourront relever de la prise en charge de « dys », de la psychopédagogie ou encore de la gestion émotionnelle.