Les problèmes psychologiques

Les problèmes psychologiques peuvent être de nature psychopathologique ou plus légère. Citons :

La différence entre ces 2 entités est que la dépression est une rumination des pensées passées et l’anxiété est une anticipation de ce qui va/peut se produire.

Dans les deux cas, la personne en souffrance est accrochée par ses pensées : on dit qu’elle est fusionnée avec ses pensées. Or, cet état se fait au détriment de ce qui est en train de se passer dans l’instant présent ; elle est déconnectée de chaque instant et du monde et ne vit plus que dans sa tête.

La fusion avec ses pensées, majoritairement négatives en psychopathologie, amène à des manifestations corporelles émotionnelles et/ou psychosomatiques que la personne va chercher à contrôler par le biais des pensées et un cercle vicieux s’amorce en restreignant davantage sa vie.

 

Par ailleurs, un autre phénomène peut se produire : il s’agit de la construction de la réalité. Par exemple, si vos pensées vous disent que telle personne ne vous apprécie guère, quel va être votre comportement ? Il est fort à parier que vous allez être distant(e) avec elle et enfin de compte… cette personne ne vous appréciera pas. Un autre exemple : si vos pensées vous disent qu’un chat noir porte malheur et que vous envoyez un, vous allez le fuir en prenant certains risques qui peuvent amener à un accident. Dans ces 2 cas, vous direz « J’avais raison ! ».

 

Par l’intermédiaire des thérapies de 3e vague (ACT, méditation de pleine conscience…), on apprend aux personnes à se détacher de leurs pensées et à les considérer comme ce qu’elles sont : de simples pensées. Ces thérapies n’ont pas pour objectif utopique de supprimer toute souffrance car la souffrance fait partie de la vie humaine. En revanche, elles aident à être plus flexible lorsque des difficultés croisent notre chemin et à s’orienter vers ce qui compte réellement pour nous, nos valeurs, et être ainsi la personne que nous avons toujours voulu être en dépit de ce que la vie nous réserve parfois de mal. On dit que l’on apprend à surfer sur les vagues.

 

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